Le régiment de marche de la Légion étrangère (RMLE) est créé en 1915. Il se couvre de gloire le 4 juillet 1916 lors de la prise de Belloy-en-Santerre, puis lors de la percée de la ligne Hindenburg, le 14 septembre 1918, sous l’impulsion de son Chef de corps, le lieutenant-colonel ROLLET. Il gagne alors sa 9e citation à l’ordre de l’armée et reçoit la fourragère double aux couleurs de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre. La date du 14 septembre est depuis lors la date de la fête régimentaire.

En 1920, le RMLE rejoint le Maroc. C’est là qu’il prend la dénomination de « 3e régiment étranger d’infanterie ». Les combats du Rif et la pacification du Maroc précèderont les engagements en Tunisie aux côtés de la VIIIe Armée britannique.

Le RMLE est reconstitué pour prendre part à la campagne de France, de 1944 à 1945. Il participe avec éclat, au sein de la 5e DB, à la libération de la France. Il franchit le Rhin et se trouve dans l’Arlberg (Autriche) quand sonne l’armistice. De retour au Maroc, en juillet 1945, il reprend sa dénomination de 3e REI. Deux nouvelles palmes sont accrochées à son drapeau. Il reçoit la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 39-45 et le « United Distinguished Badge US » avec l’inscription « Rhine–Bavaria–Alps ».

Dès décembre 1945, le 3e REI rejoint la péninsule indochinoise, où il s’installe en Cochinchine (sud) puis sur plusieurs postes autour de la RC4 et de la RC3 au Tonkin (nord). Embuscades, attaques de postes et de convois se succèdent.

Au début 1948, le besoin urgent d’unités TAP se fait sentir. Sur place, le 3e REI forme le 1er avril, une compagnie parachutiste qui est confiée au Lieutenant Morin. Durant un an la compagnie opère au Tonkin. Elle sera dissoute le 31 mai 1949 et son effectif versé au 1er BEP nouvellement crée.

Durant ce conflit, de nouvelles pages de gloire sont inscrites au livre d’or du régiment. A Phu Tong Hoa, le 25 juillet 1948, où la compagnie du capitaine CARDINAL subit pendant neuf heures les assauts vietminhs sans céder. A Cao Bang, sur la RC4, où le chef de bataillon FORGET et la quasi-totalité du 3e Bataillon du 3e REI disparaît dans la tourmente. Le régiment se bat encore à Dong Khe, Bac Khan et à Dien Bien Phu. Il comptera jusqu’à cinq bataillons perdus en termes d’effectifs. Son drapeau gagne quatre nouvelles citations à l’ordre de l’armée et une nouvelle fourragère aux couleurs de la Médaille militaire. Débarqué à Bone en Algérie en décembre 1954, le 3e REI est chargé du difficile secteur des Aures Nementchas. Au début de l’année 1957, réduit à trois bataillons depuis le départ du 3e Bataillon pour Madagascar, il intervient efficacement dans le nord constantinois, le long du barrage tunisien ou au cours des grandes opérations.

Au mois d’août 1962, le régiment prend officiellement garnison à Diego Suarez (Madagascar). Bien acclimaté et habitué aux efforts soutenus sous les chaleurs tropicales, le 3e REI est déjà l’un des rares régiments qui, sans période d’adaptation, est en mesure de s’engager dans n’importe quelle opération outre-mer.

Le 11 septembre 1973, le 3e REI s’installe à Kourou. Dès son arrivée il perce la route de l’Est dans la forêt, destinée à relier Cayenne à la frontière brésilienne. Il s’investit également à partir de 1979 dans l’aménagement du site spatial de Kourou. Il reçoit pour ces travaux la Médaille de vermeil du centre national d’études spatiales (CNES). En octobre 1986, la compagnie d’équipement est dissoute. La compagnie d’éclairage et d’appui lui succède jusqu’en 1999 où elle est dissoute pour être remplacée par la compagnie mixte tournante (CMT).

Elle redevient la CEA en 2005 et au 1er septembre 2007, après la perte de la SRR au profit de la 2e compagnie, prend la dénomination de CA (compagnie d’appui).

En 1986, le centre d’entraînement en forêt équatoriale (CEFE) occupe le camp SZUTS sur les rives de l’Approuague. En 1998, le 3e REI perd sa 3e compagnie qui est remplacée par la compagnie tournante, elle-même remplacée en juin 2003 par une unité PROTERRE. La 3e compagnie est à nouveau créée en février 2007 sous la forme d’une unité d’infanterie tournante. En juillet 2010, la 3e compagnie permanente est reformée.

Depuis son implantation en Guyane, environ cinquante légionnaires sont morts dans l’accomplissement de leur mission ou de maladies contractées sur le territoire.

Le régiment en posture opérationnelle permanente dans le cadre des missions HARPIE (lutte contre l’orpaillage illégale) et TITAN (protection du CSG), peut être projeté dans le sous-continent sud-américain. Ce fut le cas en mars 2004 lors de la projection de la 2e compagnie pour participer à la mission CARBET à Haïti et plus récemment en septembre 2017 afin de porter assistance aux victimes de l’ouragan IRMA à Saint-Martin.

Avec trois fourragères et seize citations, le drapeau du 3e REI est le plus décoré des emblèmes de la Légion étrangère.

Aujourd’hui, riche d’une expérience de plus de cinquante années en milieu équatorial, et s’appuyant sur plus de 30 années d’existence du CEFE (35 000 stagiaires formés), le 3e REI est le régiment expert des techniques et actions en jungle.

Histoire garde drapeau RMLE


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