Il y a 75 ans, le 8 mai 1945, l’Allemagne nazie capitulait et signait l’armistice mettant fin en Europe aux combats de la Seconde Guerre mondiale. A ces combats, la Légion étrangère y participa activement.

Dès 1942, les Alliés ont pris pied en Afrique. Les Allemands lancent une contre-offensive et la Légion est alors déployée en Tunisie pour leur faire face. Le 2e et le 3e REI fusionnent pour devenir le 3e Régiment étranger d’infanterie de marche (3e REIM). Les légionnaires se battront sans relâche, souvent au corps à corps, jusqu’à la reddition de l’ennemi germano-italien, le 13 mai 1943. Cité pour les âpres combat du Djébel Mansour, il reprend le 1er juillet 1943 son glorieux nom de Régiment de marche de la Légion étrangère (RMLE), déjà porté lors de la Première Guerre Mondiale.

Désormais doté d’un équipement américain, le RMLE met à profit les quelques mois de répit que lui octroie sa récente victoire pour parfaire l’instruction de ses légionnaires, avant de partir à l’assaut de la forteresse Europe. En septembre 1944, le RMLE pose enfin le pied sur le sol français. Intégré à la 1ère Armée du général de Lattre de Tassigny, le régiment prend part aux combats victorieux dans les Vosges, puis à la bataille d’Alsace contribuant à la prise de Colmar et de ses environs. Enfin, au crépuscule du 3e Reich, les légionnaires du RMLE s’illustrent en Autriche et en Allemagne, et plus particulièrement à Stuttgart jusqu’à la victoire finale le 8 mai 1945. Ces faits d’armes valent au régiment l’attribution de deux nouvelles citations à l’ordre de l’armée.

En ce jour symbolique du 8 mai, à cause des circonstances exceptionnelles imposées par la crise sanitaire actuelle, le 3e régiment ne pourra pas rendre hommage à son ainé, le RMLE, avec le faste auquel il peut prétendre. Gestes barrières et distanciation sociale nous interdisent de célébrer ce 75e anniversaire de la victoire, même chichement. Aussi il appartient à chacun et à chacune d’avoir aujourd'hui, une pensée pour nos anciens qui se sont battus pour notre liberté. La Légion étrangère n’oublie pas son passé. Nos difficultés d’aujourd’hui, aussi déroutantes soit-elles, semblent bien dérisoires en perspective de la profonde abnégation, de l’immense courage et du sacrifice suprême de nos ancêtres. Elles renforcent d’autant plus notre dette envers ces derniers et de ce fait, met en exergue notre devoir de mémoire.

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M. Winston Churchill, accompagné du général de Gaulle et des généraux Juin et de Lattre de Tassigny, passe en revue un détachement du RMLE à la veille de partir au combat.


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